Gorges du Todgha | Tineghir | Kasbah du Glaoui | Mosquée Ikelane | Palmeraie
Les gorges du TodghaProfondes de 300 mètres, les gorges du Todgha sont renommées tant pour la beauté brute de leurs paysages que pour leurs à-pics qui en font un excellent spot d’escalade.
Le Todgha, aussi orthographié Todra ou Toudra, prend sa source dans le Haut Atlas qu’il traverse dans de magnifiques gorges durant une cinquantaine de kilomètres avant d’en sortir à quelques lieues de Tineghir. Dès lors, il alimente une palmeraie luxuriante jusqu’à son épuisement total : à la sortie de la palmeraie, il n’en reste plus qu’un oued asséché tout le long de l’année à l’exception de quelques jours de fortes pluies. Sans lui, sorte de Nil en miniature, Tineghir n’existerait pas.
La Ville de TineghirTineghir, située dans le sud-est marocain, au sortir du Haut Atlas et face au jbel Sarhro, fait partie de la région de Ouarzazate. Le nom de Tineghir désignait initialement le centre administratif, mais il s’est peu à peu étendu pour regrouper tous les villages des alentours et donner ce nom à toute l’oasis. La ville proprement dite de Tineghir compte environ 36 000 habitants tandis que l’oasis dans son ensemble totalise plus de 85 000 habitants (source : wikipedia). Tineghir, tout comme la région de Ouarzazate, est peuplée de Berbères de langue chleuh.
On y trouve tous commerces et services. Il y existe même un des cinq changeurs automatiques du Maroc (Banque Populaire, av. Mohamed V, en face de la place des grands taxis).
De nombreuses graphies existent pour Tineghir : si celle utilisée dans ce site est la plus courante au Maroc, Tineghir est souvent orthographiée Tinghir au Maroc également ou encore Tinerhir en France (cartes et guides Michelin par exemple).
Le soukÀ Tineghir, le souk a lieu tous les lundis matin. Il se situe à la sortie de la ville en direction de Ouarzazate. Vous pourrez nous y accompagner, vu que nous y allons pour faire le plein des fruits et légumes frais qui vous seront servis lors de vos repas ou petit déjeuners à l’hôtel.
Le MellahSitué à deux minutes de l’hôtel, c’est le plus vieux quartier de Tineghir, où se cotoyaient, autrefois, Berbères juifs et musulmans. Venez flaner dans ce lieu où le temps s’est arrêté. Il débouche sur la palmeraie, où vous pourrez continuer votre promenade.
La kasbah du GlaouiMaître de Marrakech et de sa région aux XIXe et XXe siècles, le Glaoui s’allia aux Français contre le roi du Maroc, ce qui lui valut une grande richesse. Il en profita pour se faire construire de nombreuses résidences telles celle de Tineghir ou celle, plus renommée, de Telouèt. Lors de l’indépendance du Maroc, le Glaoui perdit la plupart de ses biens et émigra avec l’ensemble de sa famille en France. Dès lors, ses anciennes résidences furent souvent laissées à l’abandon, ce qui explique leur état actuel.
La kasbah du Glaoui de Tineghir est malheureusement interdite au public vu son état qui est proche de la ruine.
La mosquée - medersa IkelaneLes mosquées ouvertes aux non musulmans au Maroc se comptent sur les doigts d’une main. Coup de chance, la mosquée (et ancienne medersa) Ikelane est l’une d’entre elles et se situe à moins de vingt minutes à pied de l’hôtel l’Avenir. Pour tous renseignements, allez sur le site de la mosquée - medersa Ikelane.
La palmeraieTineghir est au centre d’une des plus belles oasis du sud marocain. Cette palmeraie luxuriante s’étend sur environ 30 km sur 500 à 1500 m de large en suivant l’oued Todgha.
Au sortir des gorges, l’oued Todgha se fraie difficilement un passage sur les pentes sud du grand atlas (Tizgui), puis débouche dans la grande plaine pour serpenter légèrement sur une vingtaine de kilomètres jusqu’à Ferkla. La palmeraie de Todgha, très dense et très étendue, se compose uniquement des deux rives de l’oued Todgha, elle est irriguée par un réseau de canalisations qu’on appelle tirgouine (pluriel de targua). Absorbée par un grand nombre de ces canaux d’irrigation, l’eau de l’oued Todgha n’arrive généralement pas jusqu’à Ferkla. Son lit traverse Ferkla pour ensuite se jeter dans le Ghris, mais l’eau n’y arrive que lors de fortes crues et cela ne dure généralement que quelques jours.
La palmeraie est ombragée dans toute son étendue d’une multitude de palmiers, auxquels se mêlent, dans sa partie nord, grâce à l’abondance de l’eau, aux environs immédiats des habitations, des vergers qui comptent presque toutes les variétés d’arbres fruitiers : pommiers, poiriers, pruniers, abricotiers, cognassiers, grenadiers, figuiers, amandiers, pêchers. Tous les légumes sont aussi représentés : tomates, menthe, haricots-verts, courges, carottes, navets, fèves et aussi raisins.
Dans la partie moyenne de la vallée, le débit se réduisant au fur et à mesure, on trouve moins de palmiers et plus d’oliviers. La luzerne remplace peu à peu les vergers et on y cultive du blé.
Plus bas, avec la raréfaction de l’eau, on y trouve plus d’orge et d’amandiers qui supportent mieux le manque d’eau. Dans la basse vallée, le débit de la rivière ne suffit pas pour alimenter tout le reste de la palmeraie. Un système de tour, appelé nouba, est organisé de façon à ce que chaque village ou irhrem, dispose à tour de rôle de la presque totalité du reste du débit de l’oued pendant un nombre défini de jours, allant de 2 à 4 jours, selon l’importance du village et des champs à irriguer. Le reste du temps, l’irrigation est assurée par des motors qui sont des puits collectifs, dont la profondeur peut aller jusqu’à 60m, munis d’un moteur à gasoil. Les habitants les utilisent à tour de rôle pour irriguer leurs champs.
Encore plus bas, en plus de l’utilisation des motors, des galeries sont creusées dans le flanc de la montagne jusqu’à la nappe phréatique pour en amener l’eau à l’endroit voulu. C’est le système des khoutara ou foggara (Algérie) ou qanat (Iran).
Texte honteusement pompé sur le site de l’association Palmier et savoirs. On y trouve aussi un assez bon plan de la palmeraie. N’hésitez pas à leur filer bouquins et matériel informatique !
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